Yom

Yom m’a fait vibrer intensément lorsque j’ai découvert son album With Love (avec The Wonder Rabbis). Une clarinette aux accents traditionnels, maitrisée parfaitement, sur des sons electros et des rythmiques rock, j’ai cru que mon coeur allait exploser en feux d’artifices ! C’est, à vrai dire, un de mes albums préférés des quelques milliers que j’ai pu écouter ces dernières années !

Yom, c’est des voyages extérieurs par des mélanges de sonorités klezmer, orientales, occidentales… C’est aussi des voyages intérieurs au travers des magnifiques émotions qui nous remuent à l’écoute de ces musiques originales.

Yom est en fait Guillaume Humery, clarinettiste français dont la source principale est le klezmer, tradition musicale des juifs d’Europe de l’Est. Formé au conservatoire de région de Paris, il joue dans l’Orchestre Symphonique Français puis la formation Klezmer Nova, avant des albums plus personnels. Il s’entoure sans cesse de musiciens talentueux et originaux. Il gagne l’envie d’apprendre la clarinette en entendant Pierre et le loup de Sergueï Prokofiev et se rend compte que cet instrument était aussi celui de son grand-père.

En 2004 il fait un duo avec le pianiste Denis Cuniot sous le pseudonyme Yomguih : The Golem on the Moon. Ce mélange de jazz et de klezmer avec ces deux instruments est vraiment surprenant.

En 2008, Yom sort un hommage à Naftule Brandwein, grand clarinettiste klezmer, à l’image de Yom : le mélange des genres et le « décalé » ! Sur la pochette, il y parait comme un roi sur son trône imitant un rapeur bling-bling, sa clarinette à la main ! Pour dire vrai, si le klezmer vous gratte les oreilles, vous aurez un peu de mal à apprécier certains titres, mais à la réécoute on saisit toute la finesse de cette musique et les qualités merveilleuses de notre clarinettiste troubadour ! Ainsi certains titres, comme Kallarash accompagné d’un piano mélancolique, vous feront tressaillir…

L’album Unue, en 2009, rassemble une équipe de musiciens fabuleux, dont Ibrahim Maalouf. Cet album passe d’un titre planant comme Unue, à la guimbarde de Wang Li dans Apparition et au dynamique et riche La traversée. La jaquette où il apparait rasé que d’un côté du visage montre cet éclectisme des sources d’inspiration et d’ouverture dont fait preuve Guillaume Humery.

Mais j’aimerai m’arrêter sur ce fameux album qui m’a fait découvrir Yom, l’extraordinaire With Love accompagné des Wonder Rabbis. Il s’y présente comme un super-héros voulant sauver le monde avec sa clarinette ! Dans une interview à TV5-monde il explique qu’il veut en même temps apporter de la douceur au monde par le titre de l’album (With love) mais qu’il y a aussi besoin de s’énerver de temps en temps ! Et il le fait d’une façon magistrale dans un déferlement d’electro, de rock et de klezmer d’une puissance inouïe !
Certains titres sont des reprises, sous des titres différents, de compositions présentent dans les albums précédents mais avec des arrangements qui font exploser le potentiel émotionnel de ces morceaux déjà très bons.
Je ne vais pas vous faire ici le descriptif de tous les titres qui sont maintenant dans ma liste des best of car c’est une bonne partie des titres de l’album ! J’en présente un évidemment en haut de cette page et dans les autres titres que j’aime, ci-dessous, non exhaustifs.
Je n’ai pas d’autre conseil à vous donner que d’acheter cet album et de vivre une plongée folle dans ce qui peut représenter les sautes de rage et d’amour qui secouent le monde. Mais le but de Yom est bien sûr de répandre l’amour, par la musique.

The Empire of Love est un peu la suite de With Love, avec des sonorités « French touch ». Les titres Rising et Rebirth & Party sont très bons, le second étant même taillé pour le dancefloor ! Et d’autres perles vous y attendent. Il s’y présente avec humour comme un espèce de gourou de l’amour poussant à « chérir une boule à facette imaginaire en chantant tous en coeur »* !

Un petit mot d’autres créations de Yom et des acolytes parfois surprenants qui l’accompagnent.
L’album Green Apocalypse est un mélange étonnant de percussions, clarinette et guimbarde avec parfois des bruits de gorge et de beatbox, ça ne s’explique pas, ça s’écoute.
Le Silence de l’exode, plus calme, propose des instrumentaux originaux. Songs For The Old Man est sur un mode plus folk et blues, avec banjo et guitare au bottleneck entre autres, retraçant musicalement l’exil américain de son père dans les années 1950.

Je vous invite à suivre cet artiste passionné et passionnant dont les futurs albums vont certainement se suivre avec autant de surprises que de collaborations. De quoi écouter de la musique qui descende jusqu’au coeur !… Se questionnant beaucoup sur l’humanité mais résolument joyeux, Yom nous propose ce que certains ont nommé un « cyber Klezmer » et ne cache pas qu’il cherche à ce que « l’amour soit le centre absolu du voyage qu’il essaye de composer »*.

Autre titres que j’aime

Kaddish For Superman

The Wonder Rabbis

Journey of Life

Albums à découvrir !

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YOM
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Yom (fr)

Bonus

Interview par Qobuz concernant l’album Empire Of Love

* Interview par Qobuz

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